Evaluation de l’impact des programmes de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement de base au Bénin
Les villages béninois sont de plus en plus nombreux à disposer d’équipements collectifs modernes d’alimentation en eau potable. Si cela rapproche le Bénin de la réalisation du 7e objectif du Millénaire pour le développement, ce n’est pas suffisant du point de vue sanitaire. En effet, l’amélioration de la santé publique exige à la fois l’adoption d’une meilleure hygiène et l’aménagement d’un plus grand nombre de latrines. De plus, les équipements ne sont pas toujours réalisés dans les localités qui en ont le plus besoin. Il est en revanche positif de constater que les femmes consacrent moins de temps à la corvée d’eau, ce qui permet à certaines d’avoir une activité économique complémentaire. Par ailleurs, les installations d’eau potable n’étant pas encore gérées ni entretenues de façon satisfaisante, leur pérennité est incertaine. L’ambition de parvenir à financer le remplacement des pièces endommagées les plus chères grâce aux revenus issus de la distribution d’eau s’est révélée non réaliste. C’est ce qui ressort de l’évaluation intitulée «Le risque d’effets éphémères: Évaluation d’impact des programmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement au Bénin», menée conjointement par l’Allemagne et les Pays-Bas. Un résumé des constats principaux et le rapport même peuvent être téléchargés sur :